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Le 14 mai, 2026
André Rieu
Le dimanche 3 mai après-midi, tout en lisant le journal, je regardais et écoutais tour à tour différentes émissions musicales sur YouTube. C’est ainsi que j’ai découvert un concert intéressant : celui de l’Orchestre Johann Strauss, dirigé par André Rieu, qui est à la fois violoniste, chef d’orchestre et animateur. Ce concert n’est pas une simple interprétation musicale.
On y trouve même des airs d’opéra, des chansons rock, ainsi qu’une scène où une chanteuse, déguisée en personnage du film musical « Mary Poppins », apparaît depuis le plafond par un fil pour chanter. Lors des morceaux entraînants, la quasi-totalité du public se met à danser. Il paraît que les concerts de cet orchestre sont très populaires en Europe et qu’ils affichent toujours complet. J'ai voulu savoir s'il y avait des dates de concert au Japon pour y aller, et j'ai découvert qu'il venait presque chaque année entre 2001 et 2009, mais qu'ensuite, peut-être parce qu'il est devenu très populaire en Europe, il n'est plus venu et qu'il n'y a pas de date prévue dans un avenir proche.C'est dommage.
Le 21 mai, 2026
Meursault, est il J.C.?
Il y a quelques années, lors d’un cours où j’ai présenté mes impressions sur *L’Étranger* de Camus, Notre prof nous a expliqué que le personnage principal, Meursault, s’inspirait de Jésus-Christ. Mais je n’arrivais vraiment pas à comprendre ce que Meursault et le Christ pouvaient bien avoir en commun. À l’époque, j’avais cherché partout sur Internet, mais je n’avais trouvé aucune référence à ce sujet.
Tout récemment, j’ai eu l’idée de poser la question à Chat GPT (Le Chat), et je l’ai fait. Aussitôt, Le Chat m’a répondu que le modèle de Meursault était bien Jésus-Christ. Il a cité plusieurs raisons à l’appui.
1) La folie nommée « sincérité » : si Meursault n’a pas versé de larmes à la mort de sa mère, ce n’est pas par insensibilité, mais parce qu’il était incapable de mentir comme le veut la société en « faisant semblant d’être triste ». Cela fait écho à la sincérité de Jésus, qui a refusé de « se faire passer pour un pécheur » devant Dieu afin de demander pardon.
2) Pourquoi le soleil était le « coupable » : pour Meursault, le soleil de la Méditerranée incarnait la « vérité absolue ». Il a été submergé par la vérité violente de la nature (l'éclat du soleil) que son corps ressentait, plutôt que par la morale sociale interdisant de tuer autrui, et c'est ce qui l'a poussé à appuyer sur la gâchette.
3) Le paradoxe du « Christ païen » : bien que Meursault ait nié le Dieu chrétien, Camus l’a qualifié de « seul Christ à la hauteur de notre valeur ». Son point de vue est que cette figure, qui a aimé jusqu’au bout la « vie ici et maintenant » plutôt que le paradis après la mort, et qui a accepté la mort pour cela, incarne la nouvelle forme de sainteté dans notre époque absurde.
Voici ce que j’ai pensé après avoir lu l’analyse de La Chat ci-dessus. Jésus-Christ était à l’origine un rabbin juif. Cependant, il ne s’est pas contenté de cette fonction et a commencé à tenir des propos et à adopter des comportements incompatibles avec le judaïsme. Par conséquent, aux yeux du peuple de l’époque, le Christ était un homme aux paroles et aux actes extrêmement absurdes. Même lorsqu’il a été arrêté, il n’a pas cherché à plaire au monde et a fini par être exécuté pour avoir défendu ses convictions. Il ne fait donc aucun doute que le modèle de Meursault est bien le Christ.
Le 28 mai, 2026
Retrouvailles avec Yoshi
En rentrant du travail aujourd’hui, alors que je descendais à la station Rokko Island Center, j’ai entendu le Docteur Kido m’appeler par derrière. En me retournant, j’ai vu un homme japonais qui semblait avoir entre 30 et 40 ans. Je me disais que j’avais déjà vu ce visage quelque part, quand il m’a dit : « C'est Yoshi. Ça fait longtemps. » En entendant le nom de Yoshi, je me suis souvenu.
Il y a environ 20 ans, il m'avait rendu visite à mon cabinet d'Osaka, car il souhaitait s'informer sur l'Hôpital Américain de Paris. Il était alors à la mi-vingtaine, mais ne parlait pas très bien japonais. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m'a expliqué qu'il avait passé neuf ans à l’Irlande, du lycée à la faculté de médecine, et qu'il avait donc beaucoup oublié le japonais. Nous avons donc discuté en anglais. Ayant obtenu son diplôme de médecine en Irlande, il pouvait exercer partout dans l’Union européenne et m’a confié qu’il s’intéressait également à l’hôpital de Paris. J’ai eu l’occasion de revoir Yoshi à plusieurs reprises par la suite ; il avait réussi l’examen de médecine au Japon et travaillait comme radiologue au Japon. La dernière fois que je l’avais vu, c’était il y a une dizaine d’années : lors d’une de mes conférences sur la manière de s’y prendre avec les patients étrangers, je lui avais demandé de jouer le rôle d’un patient anglophone pour illustrer mon propos. Comme je ne l’avais pas revu depuis, j’ai été vraiment surpris.
Nous avons discuté debout pendant une dizaine de minutes. Il m’a dit qu’il était désormais marié et que son enfant fréquentait l’école primaire de la Canadian Academy à Rokko Island, et qu’il était venu pour une affaire liée à cela. Il m’a confié que sa famille allait s’installer en Nouvelle-Zélande le mois prochain et qu’il allait y exercer en tant que radiologue. Je lui ai demandé de m’envoyer un e-mail pour me donner de ses nouvelles, puis nous nous sommes quittés en nous serrant la main. Les jeunes médecins japonais sont vraiment devenus très internationaux.
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